Une
banque est en position courte lorsqu’elle détient
moins de créances dans la devise X que de dettes. Cette
situation est :
-
Favorable si le cours de la devise X se déprécie.
- Défavorable si le cours de la devise X s’apprécie.
Une
banque est en position longue lorsqu’elle détient
plus de créances dans la devise X que de dette. Cette situation
est :
-
Favorable
si le cours de la devise s’apprécie.
- Défavorable si le cours se déprécie.
•
La position de change au comptant et la position de change à
terme. La première étape d’une opération
de change à terme est soit un achat au comptant, soit une
vente au comptant de devises. Dès cette étape, le
risque de change apparaît. La seconde étape consiste
à prêter ou emprunter les devises objet de l’opération
(prêts et emprunts euros et devises sur les marchés
de capitaux). Cette deuxième étape fait apparaître
un risque de taux. Donc, toute opération de change à
terme donne naissance à un risque de change et à
un risque de taux.
Ainsi,
une banque reçoit un ordre d’achat à terme
de dollars (USD). L’opération se décompose
ainsi :
- Achat au comptant des USD => Créance en USD =>
Risque de change
- Emprunt à terme de FRF => Risque de taux
- Prêt à terme de USD => Risque de taux.
B-
La mesure du risque de change
Dans
ces conditions, le risque de change se mesure par la position
de change, devise par devise ; les prêts et emprunts d’euros
et devises sont reportés dans les échéanciers
de calcul du risque de taux.
La
banque peut calculer alors, pour chaque devise, la perte engendrée
par une variation adverse des cours de change et la somme de ces
pertes est une évaluation de l’exposition globale
au risque de change qui peut être comparée au montant
des fonds propres.
C- La gestion du risque de change
Comme
le risque de taux, le risque de change peut se gérer de
deux façons :
•
La
neutralisation du risque de change : Quotidiennement, la banque
ajuste sa position de change devise après devise afin de
supprimer les positions courtes ou longues.
•
La
couverture du risque de change : Si la neutralisation n’est
pas possible, la banque doit alors couvrir le risque de change
grâce à l’utilisation des nombreux instruments
disponibles qui ne seront pas développés ici.
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