1-
Le Comité de Bâle
2-
Bâle I
3-
Bâle II
3-
BALE II
•
Introduction
• Les sujets traités par
BâleII
•
Les piliers de Bâle II
•
Bâle II, quelles conséquences
pour les entreprises ?
•
Impact de Bâle II sur les
marchés occidentaux de la titrisation.
•
Bâle II, quelles conséquences pour les
entreprises ?
Nombreux
acteurs économiques, particulièrement les entreprises,
ont manifestés une crainte lors de l'élaboration
et la présentation des textes de la réforme. Toutes
ces craintes non pas été soulignées, mais
une meilleure connaissance, ensuite, leur interprétation
nous a permis de mieux comprendre les conséquences de
la mise en place de Bâle II.
Tout
d’abord, il ne faut pas s’attendre à ce que
l’introduction de Bâle II modifie fondamentalement
les rapports entre les banques et les entreprises. Dans un second
temps, après une période de mise en place, d'observation,
de compréhension des nouvelles règles de nouveaux
rapports pourraient alors s'instaurer entre les partenaires.
-
Pour les banques :
Avec
Bâle II, le niveau de fonds propres minimum requis reste
globalement stable, donc, cela ne diminuerait pas la capacité
des banques à donner des crédits.
-
La généralisation des procédures de
notation des entreprises : La banque attribue une classe
de risque de défaut qui reflète la probabilité
de défaut sur la base des caractéristiques que
la banque peut constater, tels que : données de fonctionnement
du compte, ou données non financières comme l’organisation
interne de l’entreprise, ratios comptables, qualité
des documents prévisionnels présentés à
la banque, ou encore gestion de paramètres externes (risques
environnementaux, risques clients), etc.
-
Le coût du crédit sera alors d'avantage individualisé
: cela signifie que certaines personnes verront les conditions
que leur accordent les banques s’améliorer, d’autres
devront payer plus. La réglementation Bâle II va
inciter les banques qui faisaient déjà la notation
à renforcer l’étendue et la qualité
de leurs outils, en visant plus de pertinence et d’objectivité,
et celles qui ne la pratiquaient pas encore à le faire.
-
La nécessité d’une meilleure connaissance
de la clientèle : Même si les banques ne demanderont
probablement pas davantage de documents qu’auparavant,
elles souhaiteront recueillir auprès de leurs clients
des données plus détaillées, complètes
et transparentes.
- Pour les entreprises :
Deux
questions majeures au sujet de l'accès au crédit
(l'octroi) et du prix du crédit (intérêts).
Bâle
II va accélérer la mise en place par les banques
de modèles de rating permettant une différenciation
entre les crédits à risque élevés
et des crédits à faible risque. Cela signifie
qu'il y aura systématiquement une composante du coût
du risque spécifique à chaque crédit.
Par
conséquent, si les PME veulent obtenir un bon rating
de leur banquier, elles ont évidemment intérêt
à se présenter d’une manière positive
et transparente et donc à bien se préparer aux
nouvelles exigences de « Bâle II ».
-
Renforcer les relations avec son chargé d'affaires bancaire.
Il
sera plus que jamais nécessaire de mieux communiquer
avec son banquier, en faisant valoir ses points forts, mais
aussi en identifiant les points faibles et les stratégies
pour y remédier.
Les
décisions en matière de crédit n'étant
pas automatisées à 100%, le rôle du banquier
reste important, le dialogue et la prise en compte d'éléments
autres que financiers ne sont alors à ne pas négliger.
Ne pas hésiter à le questionner sur la mise en
place de Bâle II, quels sont les points importants dans
un dossier ainsi que les éléments d'amélioration
à apporter au sein de sa propre organisation.
Cette meilleure connaissance des composants et être attentif
à certains indicateurs influençant la note de
son entreprise peut alors permettre une réflexion sur
l'amélioration des indicateurs de sa propre notation.
Il
est prévu que les PME bénéficieront d’un
traitement plus favorable qu’aujourd’hui. Ainsi,
les plus petites PME pourront être classées en
clientèle de détail, ce qui devrait concerner
environ 90% des entreprises françaises.
Les
entreprises vont donc souhaiter se présenter sous un
angle approprié à la vision la plus proche que
souhaite en avoir le banquier, une sorte de "pôle
d'excellence".
Certaines
entreprises pourront considérer « Bâle II
» comme une opportunité. En effet, au niveau des
établissements bancaires, « Bâle II »
offre le cadre pour évaluer le risque de crédit
de manière plus différenciée et plus objective.
Pour d'autres, qui ne bénéficient pas d’un
bon rating ou qui ne sont pas prêtes de faire des efforts
pour améliorer leur situation pourraient alors s’attendre
à une augmentation des coûts de crédit.
Les
entreprises doivent se faire à l'idée que le «
rating » deviendra tôt ou tard un outil incontournable
en matière d’octroi de crédit. Comme indiqué
ci-dessus cette approche se basera sur tout un faisceau d'indicateurs
« quantitatifs » et « qualitatifs »
indispensables.