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Introduction
Les sujets traités par BâleII
Les piliers de Bâle II
Bâle II, quelles conséquences pour les entreprises ?
Impact de Bâle II sur les marchés occidentaux de la titrisation.

Bâle II, quelles conséquences pour les entreprises ?

Nombreux acteurs économiques, particulièrement les entreprises, ont manifestés une crainte lors de l'élaboration et la présentation des textes de la réforme. Toutes ces craintes non pas été soulignées, mais une meilleure connaissance, ensuite, leur interprétation nous a permis de mieux comprendre les conséquences de la mise en place de Bâle II.

Tout d’abord, il ne faut pas s’attendre à ce que l’introduction de Bâle II modifie fondamentalement les rapports entre les banques et les entreprises. Dans un second temps, après une période de mise en place, d'observation, de compréhension des nouvelles règles de nouveaux rapports pourraient alors s'instaurer entre les partenaires.

- Pour les banques :

Avec Bâle II, le niveau de fonds propres minimum requis reste globalement stable, donc, cela ne diminuerait pas la capacité des banques à donner des crédits.

- La généralisation des procédures de notation des entreprises : La banque attribue une classe de risque de défaut qui reflète la probabilité de défaut sur la base des caractéristiques que la banque peut constater, tels que : données de fonctionnement du compte, ou données non financières comme l’organisation interne de l’entreprise, ratios comptables, qualité des documents prévisionnels présentés à la banque, ou encore gestion de paramètres externes (risques environnementaux, risques clients), etc.

- Le coût du crédit sera alors d'avantage individualisé : cela signifie que certaines personnes verront les conditions que leur accordent les banques s’améliorer, d’autres devront payer plus. La réglementation Bâle II va inciter les banques qui faisaient déjà la notation à renforcer l’étendue et la qualité de leurs outils, en visant plus de pertinence et d’objectivité, et celles qui ne la pratiquaient pas encore à le faire.

- La nécessité d’une meilleure connaissance de la clientèle : Même si les banques ne demanderont probablement pas davantage de documents qu’auparavant, elles souhaiteront recueillir auprès de leurs clients des données plus détaillées, complètes et transparentes.

- Pour les entreprises :

Deux questions majeures au sujet de l'accès au crédit (l'octroi) et du prix du crédit (intérêts).

Bâle II va accélérer la mise en place par les banques de modèles de rating permettant une différenciation entre les crédits à risque élevés et des crédits à faible risque. Cela signifie qu'il y aura systématiquement une composante du coût du risque spécifique à chaque crédit.

Par conséquent, si les PME veulent obtenir un bon rating de leur banquier, elles ont évidemment intérêt à se présenter d’une manière positive et transparente et donc à bien se préparer aux nouvelles exigences de « Bâle II ».

- Renforcer les relations avec son chargé d'affaires bancaire.

Il sera plus que jamais nécessaire de mieux communiquer avec son banquier, en faisant valoir ses points forts, mais aussi en identifiant les points faibles et les stratégies pour y remédier.

Les décisions en matière de crédit n'étant pas automatisées à 100%, le rôle du banquier reste important, le dialogue et la prise en compte d'éléments autres que financiers ne sont alors à ne pas négliger.

Ne pas hésiter à le questionner sur la mise en place de Bâle II, quels sont les points importants dans un dossier ainsi que les éléments d'amélioration à apporter au sein de sa propre organisation.

Cette meilleure connaissance des composants et être attentif à certains indicateurs influençant la note de son entreprise peut alors permettre une réflexion sur l'amélioration des indicateurs de sa propre notation.

Il est prévu que les PME bénéficieront d’un traitement plus favorable qu’aujourd’hui. Ainsi, les plus petites PME pourront être classées en clientèle de détail, ce qui devrait concerner environ 90% des entreprises françaises.

Les entreprises vont donc souhaiter se présenter sous un angle approprié à la vision la plus proche que souhaite en avoir le banquier, une sorte de "pôle d'excellence".

Certaines entreprises pourront considérer « Bâle II » comme une opportunité. En effet, au niveau des établissements bancaires, « Bâle II » offre le cadre pour évaluer le risque de crédit de manière plus différenciée et plus objective.

Pour d'autres, qui ne bénéficient pas d’un bon rating ou qui ne sont pas prêtes de faire des efforts pour améliorer leur situation pourraient alors s’attendre à une augmentation des coûts de crédit.

Les entreprises doivent se faire à l'idée que le « rating » deviendra tôt ou tard un outil incontournable en matière d’octroi de crédit. Comme indiqué ci-dessus cette approche se basera sur tout un faisceau d'indicateurs « quantitatifs » et « qualitatifs » indispensables.

 

   
     
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